République de Côte d'Ivoire
Le Rapport National Climat 2024 de la Côte d'Ivoire souligne une trajectoire préoccupante : entre 1990 et 2020, les émissions de GES ont été multipliées par cinq, passant de 10 306 à 51 535 Gg éq. CO₂. La déforestation, la dégradation des forêts, la production d'énergie et les pratiques agricoles en sont les principales causes.
En réponse, la Côte d'Ivoire a révisé ses Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et s'engage à réduire ses émissions de 33,07 % à l'horizon 2035 par rapport au scénario de référence (BAU), ciblant principalement les secteurs de l'énergie, des déchets, de l'agriculture et de la foresterie.
En 2020, le secteur AFAT (Agriculture, Foresterie et Autres Affectations des Terres) dominait avec 65,19 % des émissions nettes, suivi de l'énergie (25,77 %), des déchets (7,69 %) et des procédés industriels (1,35 %).
Croissance des émissions totales et contribution de chaque secteur sur 30 ans — données issues du Rapport National Climat 2024.
Le secteur AFAT représente les deux tiers des émissions nationales.
Illustration de la multiplication par cinq des émissions totales en trente ans.
Le Projet de Réduction des Émissions autour du Parc National de Taï et le Projet d'Investissement Forestier ont permis de réduire environ 8,5 millions de tonnes de CO₂ en 2022 grâce à la conservation et la gestion durable des forêts.
Les efforts en efficacité énergétique et la promotion des énergies renouvelables ont permis de réduire 807 kt éq. CO₂. Des initiatives solaires visent une capacité installée d'environ 490 MW d'ici 2030.
La valorisation des déchets à travers des projets de biométhanisation, notamment au site d'Akouédo, permet une réduction estimée à 25 000 tonnes éq. CO₂ par an, transformant les déchets en ressource énergétique.