République de Côte d'Ivoire
Face à l’urgence climatique et environnementale et aux défis de développement qui, selon le rapport de la Banque mondiale sur le Climat et le Développement (CCDR, 2023), pourraient entraîner une réduction du PIB de la Côte d’Ivoire de 13 % et faire basculer 1 630 000 personnes dans la pauvreté d’ici 2050 si rien n’est fait immédiatement, il est apparu nécessaire d’élaborer un portefeuille de projets verts bancables, capables de mobiliser les financements attendus afin de maintenir le rythme du développement durable et garantir la résilience économique et sociale face à ces chocs.
Le processus d’élaboration de ce portefeuille, conduit par le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, s’est voulu inclusif et a fait appel à la participation de l’ensemble des acteurs du développement durable, notamment les ministères sectoriels, les collectivités territoriales, le secteur privé, les organisations de la société civile, les universités et centres de recherche, ainsi que les partenaires au développement.
La répartition de ces projets se présente comme suit :
Les études préparatoires et de faisabilité des projets étant particulièrement coûteuses, l’État ne dispose pas toujours des ressources budgétaires nécessaires pour les financer. Un soutien des bailleurs et partenaires au développement ainsi que du secteur privé pour la mise en place d’un tel fonds est donc vivement souhaité.
Les 53 projets matures sont classés par programme. Il s’agit de :
Le montant total de ces programmes disposant de documents de projets complets et prêts à être financés est estimé à 6 696 709 838 000 FCFA (13 393 419 676 USD). Au regard de l’état des lieux des financements climatiques récents en Côte d’Ivoire, la mobilisation de ce montant dans un délai court demeure un défi.
Parallèlement à cette initiative, le Gouvernement travaille à la mise en place d’un ensemble de réformes visant à améliorer la résilience face aux changements climatiques et à répondre aux défis identifiés, avec l’assistance technique de partenaires tels que le Fonds Monétaire International (FMI), le Groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) ainsi que plusieurs partenaires bilatéraux.
Ces mesures concernent notamment :